20 février 2020

Epilogue, une histoire qui vous réserve bien des surprises.

Avec Epilogue, Pablo Velarde nous entraine dans son pays, mais un pays sombre, un pays soumis. L'Espagne, aujourd'hui une démocratie, mais hier... une dictature, un pays sous la domination d'un homme et de ses sbires. Plonger dans l'espagne de l'après seconde guerre mondiale, c'est se frotter à beaucoup de non-dits, à des disparitions, à des secrets. Une histoire peut en cacher une autre. Un grand récit noir, sans policier mais plein de coups de théâtre.

Pablo Velarde nous en parle :

L'idée initiale de l'histoire d'Epilogue a surgi dans mon esprit il y a quelques années lors d'une expo photo, quand je suis tombé sur un cliché pris à Madrid dans les années 50, dans lequel apparaissait un homme qui ressemblait étonnamment à mon père. Or, il était impossible que mon père se trouve à Madrid à cette période. L'idée brute d'un début d'histoire avait germé dans ma tête mais sans jamais grandir pendant des années jusqu'à ce que je vois un film qui m'inspira pour la continuer. 

La décision d'écrire un roman graphique était prise. À partir de ce moment-là, j'écrivis le scénario en 5 mois, et achevait l'oeuvre graphique en un an. Depuis le début, l'idée de mélanger la vérité et le mensonge en entremêlant réel et fiction me plaisait. Certains éléments historiques comme la réunion de rédaction en 1984 dans le premier chapitre a réellement eu lieu ; elle clôturait l'activité d'un journal très influent pendant la période franquiste. Tous les personnages eux sont fictifs sauf le photographe. 

Antoni Campana a en effet vraiment existé comme photographe pendant la guerre civile espagnole et la période franquiste, cependant tous les éléments de sa vie dans le roman sont fictifs. Ce jeu de faux et de vrai dans l’élaboration du roman ainsi que dans l’histoire elle-même fait grandir la confusion entre réalité et fiction et pose nettement la question de la fiabilité de la mémoire.